Les Baglinus de Lepuy à Papeete pour 2 ans.... | |
Jeudi 28 janvier : Avis de cyclone
Notre vie n'est qu'un rêve. Les gens souffrent à cause de leur esprit rempli d'illusions, de folies et de peurs ; mais tout cela n'est qu'images dans un miroir, sans réelle existence. (Taisen Deshimaru) Nisha, vous connaissez? Ça vous dit quelque chose? Non ce n'est pas une nouvelle copine des garçons, ce n'est pas notre nouvel animal de compagnie. C'est un cyclone qui est positionné sur les Fidji et qui devrait arriver sur Tahiti dans les 72 heures. Le week-end risque d'être venté!! Avec la saison des pluies, il y a aussi la saison des cyclones et des dépressions tropicales. C'est vrai que la Polynésie est très souvent épargnée, mais il y a déjà eu des victimes lors des épisodes précédents et beaucoup de dégâts. Alors ne cédons pas à la panique et organisons-nous.
Certains vont même jusqu'à attacher les toitures. Pour nous la maison est une construction solide et récente, nous n'aurons pas besoin d'aller jusque là. Cela dit, nous restons très prudents et suivons attentivement la météo et les bulletins d'alerte. Valérie cherche une radio, elle avait déjà fait le tour des magasins lors du tsunami, mais devant le prix, elle s'était résignée (9000fcfp la moins chère à Carrefour!) Mais là, cela devient indispensable! Après s'être renseignée auprès des parents d'élèves de l'école des garçons, on apprend que les magasins chinois en ville, qui vendent des radios, ont tous augmenté leurs prix vue la forte demande! Daniel indique un magasin d'informatique qui est assez honnête et qui doit faire ce genre de produit. Effectivement, le vendeur propose une radio de base, genre années 70, à 3500fcfp, c'est largement assez cher pour ce que c'est mais on n'a pas trop le choix, on aurait dû en mettre une dans nos bagages. On le saura pour la prochaine fois! Le choix est fait, par contre les moqueries vont bon train de retour à la maison! C'est une radio de Liliputien, couleurs crème genre qui a passé longtemps au soleil ou dans un carton...mais c'est quand même de la marque!!! Voici des photos pour vous moquer et rigoler...
Ce type d'alerte n'est pas exceptionnel car c'est la saison des tempêtes tropicales mais les tahitiens sont prudents sur ce genre de phénomène qui peut vite partir en vrille (c'est le cas de le dire!). Nous nous souvenons d'ailleurs de notre première alerte tsunami où de nombreuses personnes avaient un peu cédé à la panique. Valérie s'inquiète beaucoup, Steve relativise et se montre optimiste (comme d'hab devez-vous penser!). Mais nous restons tout de même très vigilants et rassurants pour les garçons! En effet contrairement au Tsunami, cette fois-ci les garçons ont été sensibilisés à l'école. Enfin inquiétés serait plus approprié que sensibilisés car ils ne cessent de parler des risques cycloniques, du vent qui arrachent les toits, les arbres qui tombent sur les maisons, la pluie qui inonde, les vitres qui explosent, ça fait des gros bruits... Bref ils ne parlent que de cela, donc nous essayons de leur changer les idées et attendons dimanche matin (passage prévu de Nischa) patiemment. Pour se mettre dans l'ambiance, nous n'avons pas eu d'électricité de la journée, c'est peut être pour se préparer aux coupures que Nischa pourrait engendrer. En tout cas merci ma petite radio à pile pour les infos! Pour plus d'infos sur les cyclones
Publié à 07:16, le 5/02/2010, Punaauia Mots clefs : Dimanche 17 janvier : séquence Pub Tahiti douche
La perfection, ce n'est pas de faire quelque chose de grand et de beau, mais de faire ce que l'on fait avec grandeur et beauté. (Swami Prajnanpad) La saison des pluies arrive enfin sur la Polynésie (elle aurait dû commencer début décembre!).
« Juste retour des choses pour ces veinards qui ont mis tout le soleil dans leurs valises! » diront les métropolitains qui ont encore très froid en ce début d'année. Rassurez-vous il paraît que la planète se réchauffe, l'année prochaine vous aurez peut-être moins froid!
Nous l'avons déjà dit à certains mais pour les autres voici à quoi se résume la situation :
Tout à d'abord à Punauuia, nous sommes à l'endroit le moins pluvieux de l'île seulement 1200mm de pluie par an (1800mm en moyenne pour Tahiti et presque 10 000mm sur les sommets du volcan). C'est une question de choix : quand on vient de Seine et Marne à Tahiti c'est pas pour retrouver les 650mm de pluie par an pour Nemours! Les averses sont donc assez éparses contrairement à Papara que nous apercevons quand nous sommes à la plage. Il y pleut presque tous les jours tout comme sur la presqu'île Tahiti iti. Au niveau de la température, elle avoisine les 40° dans la journée, l'air est chargé en humidité et il y a peu de vent. L'humidité de l'air se fait surtout ressentir quand on sort d'un endroit climatisé. On a l'impression que l'air est « lourd » et étouffant. Mais rassurez-vous on s'habitue bien même si on transpire énormément.
Quand il pleut ça arrive très vite et cela peut devenir très intense en quelques secondes. Après la température baisse un peu et ça rafraîchit un peu, ça fait du bien! Dehors la vie continue, les gens se protègent plus ou moins de la pluie. Les techniques les plus étonnantes sont en deux roues :
- Le pancho qui vole au vent.
- Le ciré jaune genre « Guy Cotten » à l'envers, c'est à dire le dos devant, tu enfiles les bras et derrière c'est grand ouvert.
- La passagère tient un grand parapluie au dessus du conducteur. - Si le conducteur n'a pas ce qu'il faut pour se protéger, il reste cette solution : retirer le tricot (tee-shirt) pour se mettre torse nu et le bouchonner sous ses fesses. À l'arrivée le tricot est sec!
De notre côté, on profite des pluies intenses pour faire un brin de toilette, Tahiti douche oblige...
Publié à 13:33, le 4/02/2010, Punaauia Mots clefs : Samedi 16 janvier : Avatar(s) pour les Baglinus
La vérité n'existe que dans l'expérience. (Gao Xingjian) Alors quel(s) avatar(s) pour les Baglinus ce samedi? Choisissez la bonne définition :
Alors?
C'est la dernière définition évidemment! C'est vrai, c'est un peu facile en ce moment car tout le monde en parle.
Au départ, nous n'étions pas spécialement partants pour aller voir ce film avec les garçons mais les Daniel's avaient prévu d'y aller ce samedi et nous ont proposé d'aller avec eux. Alors pourquoi pas? En fait c'était prévu depuis mercredi. Nos voisins avaient voulu y aller samedi dernier mais les séances étaient complètes. Daniel a donc acheté les places mercredi pour samedi et il fallait déjà faire la queue. Merci Daniel de l'avoir fait pour nous.
On imagine déjà les cinéphiles de Le Coudray, de Lepuy, de Saint-Pierre les Nemours, de Nemours en lisant ce sujet. Non, non vous ne rêvez pas, c'est la famille au grand complet qui se déplace au cinéma! Valérie y allait avec ses copines de shopping et autres week-ends Bourguignons. Les pirates y allaient avec l'école. Quant à Steve, c'est à se demander s'il n'a pas peur du noir, tellement il y va souvent...
En fait les derniers, à nous avoir vus ensemble dans une salle de ciné sont, au choix :
C'est déjà un peu plus difficile, n'est-ce pas?
Ah! ça y est, on en voit derrière l'écran qui lèvent la main. Ouais! D'accord pour eux c'est facile, il savent déjà ce que veut dire le dernier choix (on ne dit rien, vous chercherez un peu!). Effectivement, c'était il y a un an, nous étions allés voir un film en 3D (si, si, ça existait déjà et c'était même en couleur!) avec Esteban, Coline, Emma et Robin. Il s'agissait d'un film à la Géode relatant la conquête de l'espace par les mouches, Fly me to the moon. C'était un régal pour les yeux et les sensations.
Pour Avatar, l'enthousiasme de certains pour aller voir ce film est un peu forcé, voir inexistant. Valérie n'apprécie pas spécialement ce genre de film ( ça lui fait peur, après elle fait des cauchemars!) et les garçons n'ont pas été convaincus par la bande-annonce qui montre beaucoup d'action et surtout des scènes de guerre. Steve ayant regardé des critiques sur différents sites pense que la bande-annonce n'est pas à l'image des commentaires lus sur ce film et de toute façon il apprécie plutôt ce genre cinématographique à l'image du Cinquième Élément de Luc Besson qui mériterait sûrement la 3D.
Arrivés au ciné, il y a déjà du monde et pourtant nous sommes en avance. Danielle fait le ravitaillement de boissons et de pop corn salés. Non! ce n'est pas une erreur, ici il sont bien salés. Au début c'est étonnant puis en fait on finit rapidement les paquets!
Après une bonne heure d'attente (la séance précédente a pris du retard!), on entre enfin dans la salle qui n'est pas très grande. On comprend mieux pourquoi les séances sont rapidement complètes.
Quelques pubs et c'est parti pour plus de deux heures de cinoche en 3D avec les fameuses lunettes.
On ne vous raconte pas le film dès fois que vous ne l'auriez pas vu.
À la fin, tout le monde a été conquis par le film pour différentes raisons et pour ceux qui sont déjà allés au ciné avec Valérie, on vous laisse aussi imaginez les reniflements caractéristiques d'une grande émotivité... Bien évidemment il y a aussi des critiques : trop de ceci, pas assez de cela, ça fait penser à, c'est mieux que, c'est moins bon que,...
En revanche Steve et les garçons sont unanimes pour dire que c'est une copie de Mia et les Migous, ils vous laissent le soin de voir ce film d'animation. D'ailleurs pour le geste écolo, le DVD est vendu avec des graines de basilique Bio ( merci Pépère et Mémère pour le cadeau). Les plants ont fait le voyage jusqu'en Polynésie et poussent dans notre potager tropical. Ils nous fournissent d'ailleurs en aromatiques fraîches, accompagnant nos tomates du jardin.
Pour le prochain film on attend la programmation de janvier 201?.... Publié à 13:29, le 4/02/2010, Papeete Mots clefs : Dimanche 10 janvier : Le jardin d'eau de Vaipahi
La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance est le seul remède. (Voltaire) En guise de conclusion de nos grandes vacances de Noël et de début d'année, nous nous décidons à aller au jardin d'eau de Vaipahi et faire une petite randonnée. Les garçons se sont préparés comme de vrais explorateurs : sac à dos, couteaux, talkies-walkies (merci au père Noël des Daniels), boussoles, cartes, jumelles, bouteilles d'eau et Doudous! Le jardin se situe au PK 41 de la côte ouest. En chemin nous passons à Papara et comme d'habitude, il pleut. Le temps n'est guère meilleur à Vaipahi c'est gris mais pour l'instant il ne pleut pas. Le jardin est en bord de route. Ce n'est pas très grand mais c'est très joli. Il y a une grande diversité de plantes, des petites mares avec de magnifiques nénuphars et plusieurs petits bassins rassemblant différents espèces de bambous et papyrus. Les aménagements sont faits en éléments naturels, c'est très joli, les polynésiens sont vraiment doués pour les décors et la mise en valeur de leur patrimoine, dommage qu'ils ne le fassent pas plus souvent! Au fond du jardin d'eau, nous découvrons évidemment: une cascade! Nous faisons le tour assez rapidement car les garçons ont des fourmis dans les jambes. Après avoir jouer à Tarzan sur les lianes d'un grand banian, ils sont prêts à aborder les chemins de randonnée. Au départ des chemins un panneau explicatif nous montre une carte du secteur et nous indique différents parcours avec des temps de parcours de randonnée. Visiblement ce secteur est balisé et c'est assez rare sur Tahiti. Pour une fois les chemins sont accessibles au public sans la nécessité d'un guide ou d'un laisser-passer à demander à la mairie (vallée d'Orofero), à une société des eaux (vallée de la Fataua),... Il y a trois randonnées possible : l'une suit le cours de la rivière, une autre monte sur les crêtes et la troisième se fait aussi sur les crêtes mais est plus grande de 5km. Nous choisissons de faire la plus grande. Le début de la balade commence par une bonne montée avec des grosses marches faites à travers les racines et les pierres. Il y a même des cordes qui servent de mains courantes pour aider à la montée. Le sol est assez humide donc assez glissant. Très rapidement on se retrouve au dessus de la cascade du jardin et on aperçoit entre les arbres le lagon. Il est encore temps de changer de parcours car il y a une bifurcation. Steve va rapidement voir le chemin qui remonte la rivière. Le terrain est très humide avec les pluies qui sont tombées sur ce coin de l'île depuis quelques jours et de nombreuses branches encombrent le passage. Lény, notre aventurier, serait bien attiré par ce parcours un peu chaotique, humide et acrobatique. Mais ce n'est pas du goût d'Émile et de Valérie. Le chemin monte de manière assez pentue, Steve se souvient du trail à Moorea où il a couru dans des chemins similaires et aussi escarpés. Émile commence à se plaindre car c'est trop dur, il a mal aux jambes, il veut faire demi tour... ça part en vrille! Valérie reste avec lui derrière on se donne la main pour s'aider pendant que devant notre cabri et son papounet galopent. Après quelques minutes de forte montée, on arrive sur une crête dans des sapins. On se croirait dans les forêts de résineux avec vue sur la mer de la Corniche Vendéenne ou de la côte Basque mais cette fois avec vue sur le lagon et son bleu caractéristique. Il est temps de faire une pause. Émile a soudainement un regain d'énergie pour faire le pitre sur la table de pique-nique et une petite souris toute étonnée vient même nous rendre visite en venant grignoter les petites miettes que nous laissons tomber de notre ravitaillement. La suite du chemin est moins escarpée et suit une crête plantée de sapins. Le sentier est large et dégagé. Il fait assez frais. Lény ouvre le chemin et voudrait bien marcher plus vite tandis qu'Émile demande déjà « c'est quand qu'on rentre? » et le mal aux jambes revient au devant de la scène. Soudain au milieu du chemin, nous voyons une souris plus très vaillante, voire même dans un état de décomposition assez avancée. C'est l'occasion de faire un peu de bio en observant le squelette de ce rongeur. Ninie, Robin, Flore et autres profs de bio vous auriez pu nous faire un petit cours en direct! Nos minces connaissances dans ce domaine vont plutôt nous inviter à pousser la chansonnette avec le non moins célèbre « hit » de la Souris Verte. Pour Émile, rien de tel pour stimuler la marche et faire passer la distance. Les jambes ne sont plus du tout douloureuses, le chemin n'est plus difficile, la fatigue s'est envolée et le rythme s'accélère... On a bien fait d'insister! Yan-Wu, cité dans l'article du 1er janvier a bien raison, il n'est pas nécessaire de rechercher le silence mais plutôt l'harmonie... de la mélodie de la souris verte! Nous arrivons d'ailleurs au bout de la crête rejoignant le ruisseau qui alimente la cascade du jardin d'eau en contrebas . Nous traversons celui-ci pour aller sur une autre crête et entreprendre la descente tout en musique. La descente se fait dans une végétation un peu plus locale : myconia, mape, fougères qui se déroulent et s'enroulent comme des ressorts (c'est le grand jeu d'Émile!), faux caféier, parau... Niveau musique, la souris verte commence à tourner en rond dans l'herbe, mais la créativité d'Émile et de Valérie est sans limites pour trouver des endroits où cacher cette fameuse souris. Voyez vous-même : Une souris verte qui courait dans l'herbe, Je l'attrape par la queue, je la montre à ces messieurs. Ces messieurs me disent : « trempez-la dans l'huile, trempez-la dans l'eau, ça fera une escargot tout chaud! » Je la mets dans mon tiroir, elle me dit qu'il fait trop noir. Je la mets dans mon chapeau, elle me dit qu'il fait trop chaud. Je la mets dans mon carquois, elle me dit qu'il fait trop froid. Je la mets dans ma chaussure, elle me dit que c'est trop dur. Je la mets dans ma p'tite poche, elle me dit que c'est trop moche! » Je la mets sous ma casquette, elle me dit que c'est trop chouette. J'la mets dans mon maillot de bain, elle me dit qu'elle a trop faim. Je la mets dans mon caleçon, elle me dit « beurk, ça sent pas bon ». J'la met dans mon sac à dos, elle me dit : « J'veux faire dodo! » Je la mets dans mes chaussettes, elle me dit : « Pouah, ça fouette! » Je la mets dans mon cartable, elle me dit : « Révise tes tables... » (la spéciale Lény!) Je la mets avec mes billes, elle me dit : « Eh! J'suis pas Picbille! » (la spéciale Émile) Je la mets dans mon marcel, elle me dit : « Va faire la vaisselle! » ( la spéciale Papa!) Je l'emmène à Tahiti, elle me dit : « Waouh, les beaux titis! » (la spéciale Maman) Je la met au fond de ma botte, elle me dit : « J'suis pas une chochotte! » Je la mets dans ma culotte, elle me fais trois petites crottes...
Et attention suivez-bien les paroles si vous chantez, sinon Émile vous fera reprendre depuis le début car sinon « ça fait trop ridicule! », c'est son expression du moment! La chanson est aussi mimée par notre artiste et sa maman, du coup on avance sans s'en rendre compte, concentrés sur nos paroles et nos mimes. Finalement on arrive au bout de cette rando avec une superbe vue sur Tahiti Iti. La descente jusqu'au jardin se fait de nouveau avec des cordes pour éviter les glissades. Nos petits aventuriers se régalent. Cet après-midi, sieste, lagon et apéro avant la reprise de l'école demain....
Publié à 11:09, le 31/01/2010, vaipahi Mots clefs : Dimanche 3 janvier : Première leçon de surf
Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirez confiance aux autres. (Goethe) La vague la plus mythique du monde pour les surfeurs se trouve à Tahiti, alors quel autre endroit plus rêvé pour essayer le surf ? Évidemment on ne commence pas par ces effroyables murs d'eau qui peuvent atteindre 15m de haut... Il y a aussi des spots pour les débutants. Régulièrement quand on se voit avec Olivier, le mari de Claudie, on discute surf. Avec Nathan, leur fils, ce sont des inconditionnels du surf. Pour eux c'est surf : mercredi, samedi, dimanche et les vacances! Et quand les vagues ne sont pas « bonnes » d'un côté de l'île à Papara à l'ouest, ils traversent la moitié de l'île pour aller de l'autre côté à Papenoo à l'est! En faisant un gros raccourci, ils sont venus à Tahiti pour le surf après y avoir goûté à la Martinique! Tous deux commencent à bien connaître le surf à Tahiti et ils ont repéré des spots pour débuter en toute sécurité pour les copains. On cale donc un jour pour s'initier à ce sport de glisse. Va-t-on retrouver les plaisirs du surf des neiges, le snow-board ou encore ceux du skate-board? Steve est évidemment chaud bouillant pour commencer et les garçons tout autant... Ce matin la météo est radieuse. Les garçons sont prêts aux aurores et nous prenons la direction de Papenoo de l'autre côté de Papeete, près de la plage de la Source. C'est une baie de sable noir idéale pour s'essayer. Plus on avance vers la côte est, plus le ciel est gris et menaçant. Puis c'est la pluie et le vent, genre douche plein air. Ce n'est pas un temps idéal pour une activité extérieure mais ici ce n'est pas un problème. Ça rafraîchit simplement! Sur place, il y a déjà du monde dans l'eau : des surfeurs, des bodyboardeurs, des longboardeurs,... Il ne manque que nous. Olivier prête son surf à Steve et les garçons vont essayer de prendre des vagues avec un bodyboard, aussi appelé Morey Boogie. C'est une planche de mousse rectangulaire sur laquelle on est allongé et on prend (enfin on essaye!) les vagues comme les surfeurs en faisant des figures. Pour se propulser et bien prendre la vague, il faut battre des jambes et ramer avec les bras. On peut aussi mettre des petites palmes. Les gars sont ravis mais ce n'est pas facile. Ils se font souvent balader par les vagues qui ne sont pas grosses mais qui poussent bien. Quand la vague est bien prise, ils reviennent jusqu'au bord. Après il faut remonter les vagues et il n'y a pas de téléski. Il faut crawler et passer sous les vagues sinon c'est l'essoreuse à salade à chaque fois et impossible de s'éloigner du bord pour revenir en glissant. Avec le surf, Steve écoute son professeur particulier. Déjà il faut s'allonger sur la planche et la garder sous le ventre et surtout rester au dessus de la planche. Rigolez, mais ce n'est déjà pas évident! Après il faut crawler et toujours garder la planche sous le ventre, cette fois sans les mains... C'est comme faire du vélo sans les mains : quand tu vois le guidon qui tourne, c'est déjà trop tard et tu sais que tu vas te manger et peut-être bien prendre le guidon dans les dents. Avec le surf, quand il commence à se décaler de ton ventre, dans la fraction de seconde suivante, tu n'es plus sur la planche mais à côté ou en dessous et tu vas peut-être te la prendre dans les dents avec la prochaine vague qui va la faire remonter très vite vers ta figure. C'est d'ailleurs sûrement pour cela que les surfeurs sont debout, c'est pour éloigner la planche de leur sourire éclatant... Olivier aide Steve à se mettre dans les vagues et se faire pousser par celles-ci. Et déjà c'est incroyable de sentir la force des vagues qui poussent littéralement le surf (quand elles sont bien prises évidemment!). L'accélération est assez rapide, ça ressemble aux sensations d'une bonne descente en luge la tête en avant, dans la poudreuse. En fait ça secoue, tu en as plein dans le nez et les yeux (bon d'accord, là c'est de l'eau salée et pas de la neige). Après quelques bonnes glissades allongées, il va falloir se mettre debout, c'est le take-off. Dans le principe, il faut crawler sans perdre la planche pour prendre de la vitesse et la vague puis se relever et lâcher les mains. Autant dire que ce n'est pas facile et qu'il va falloir mouiller le maillot pour que ça rentre! En fait ça tombe bien puisque on est déjà dans l'eau mais en plus la pluie en rajoute un peu en redoublant de débit. N'oublions pas qu'à chaque essai réussi ou non, il faut remonter les vagues. Dans l'idéal, il faut passer la zone où elles déferlent comme cela on peut se laisser flotter et se rapprocher quand on le souhaite du pic de la vague (moment où la vague commence à retomber). Après de nombreux essais, Steve revient au bord pour une petite pause, jouer avec les gars et s'attaquer au bodyboard. Cela va peut-être lui permettre de mieux comprendre le mouvement des vagues et Olivier va pouvoir retrouver Nathan pour une petite session de surf en commun. Le body, c'est plus stable et la prise de vague est plus facile mais de là à faire des figures il va aussi falloir mouiller le maillot avant de faire le fier... En ce qui concerne le body, les garçons s'en donnent à coeur joie. Ils sont tellement légers qu'une simple impulsion d'un adulte à côté suffit pour les mettre sur la vague. Ils s'éclatent et en redemandent. Ils se font bien chahuter par les rouleaux et se marrent vraiment. L'expression d'Émile ce matin est : « C'est trop Cool Cool! ». Parfois c'est trop gloup gloup mais ça ne fait rien, on continue... Ensuite pour le body, c'est Valérie qui va expérimenter en premier cet engin dans la zone de déferlement avec Claudie comme Professeur particulier. Les conseils sont toujours un peu les mêmes, c'est de garder la planche sous le ventre, attendre la vague et avant qu'elle ne retombe, battre des jambes et des bras à fond pour prendre de la vitesse. Grâce aux entrainements de natation avec le bel André à Égreville, les battements de Valérie sont toujours intenses mais pas toujours efficaces. André! Si tu nous lis, ne rigole pas s'il te plait! D'ailleurs il faut absolument que tu viennes donner des cours aux vahinés, nous regardons les offres d'emploi mais pas de poste de MNS en vue, sinon on te fait signe comme promis! Revenons à notre cours de Morey, Claudie en professeur toujours encourageante, cherche la clé de cette énigme et soutient les efforts de Valérie. Après plusieurs prises de vague ratées, tout à coup, sans trop comprendre pourquoi, tu te sens embarquer sur le dos d'une vague, c'est impressionnant et très agréable à la fois. Tu as la sensation de planer tout en prenant de la vitesse, et là tu vois le rivage qui se rapproche très très vite mais heureusement le sable noir est là pour t'arrêter. Parfois il y a des cailloux et là c'est un peu plus douloureux! Dans ce cas là il faut apprendre à maîtriser son engin!!! pour réussir à freiner et s'arrêter avant! Encore merci à Claudie pour cette belle découverte. Après Valérie, c'est au tour de Steve de tenter d'apprivoiser cette planche. Et c'est reparti, il faut remonter les vagues et comme avec le surf c'est le ventre qui tient la planche. Si la pratique est un peu plus simple que celle du surf, il n'en reste pas moins qu'il faut comprendre le mouvement des vagues pour se faire entrainer et là rien n'est gagné. Il faut bien observer les autres personnes et on se rend compte qu'il faut vraiment choisir les vagues. Il faut en laisser beaucoup avant d'être au bon endroit pour se faire emmener et il faut aussi que la vague soit bien formée. Cela fait beaucoup de conditions. À ce petit jeu il faut savoir être patient! Pour finir la matinée, Steve refait un essai avec le surf. Il se sent plus à l'aise pour ramer et remonter les vagues mais cela reste difficile. En ce qui concerne ensuite la glisse sur les vagues et le take-off, il faudra revenir avec le professeur particulier que l'on remercie pour sa patience et le prêt du surf... En attendant les garçons qui ont bien du mal à s'arrêter de surfer, Claudie sort son parapluie pour s'abriter un peu, nous regardons l'horizon et nous voilà parties à chanter: « Quand te reverrai-jeeeeeee, pays merveilleux! » À la fin de cette matinée sportive, que les garçons ont trouvé trop courte, on s'offre une petite bière Tahitienne pour marquer cette découverte sportive. On est toujours sous la pluie, Les débutants que nous sommes, avons la marque des surfeurs sur le ventre (En arrivant à Tahiti, Olivier et Nathan se mettaient des pansements « double peau » sur le ventre pour pouvoir aller surfer tous les jours! Nous n'en sommes pas encore là!), les pieds nus dans la gadoue du parking mais face à la mer. On reviendra dans quelques jours avant la reprise de l'école.... En rentrant à la maison nous faisons la sieste, les garçons se re-regardent un inédit: Ni vu, ni connu!d'Yves Robert avec Louis de Funès et Moustache. Merci à notre Gicé pour ce choix, dont les gags font toujours autant rigoler Émile et Lény! Quelques photos de cet essai et d'un autre plus ensoleillé.
Publié à 18:37, le 22/01/2010, District de Papenoo Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 18 } { Page suivante } |
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