Les Baglinus de Lepuy à Papeete pour 2 ans.... | |
Dimanche 3 janvier : Première leçon de surf
Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirez confiance aux autres. (Goethe) La vague la plus mythique du monde pour les surfeurs se trouve à Tahiti, alors quel autre endroit plus rêvé pour essayer le surf ? Évidemment on ne commence pas par ces effroyables murs d'eau qui peuvent atteindre 15m de haut... Il y a aussi des spots pour les débutants. Régulièrement quand on se voit avec Olivier, le mari de Claudie, on discute surf. Avec Nathan, leur fils, ce sont des inconditionnels du surf. Pour eux c'est surf : mercredi, samedi, dimanche et les vacances! Et quand les vagues ne sont pas « bonnes » d'un côté de l'île à Papara à l'ouest, ils traversent la moitié de l'île pour aller de l'autre côté à Papenoo à l'est! En faisant un gros raccourci, ils sont venus à Tahiti pour le surf après y avoir goûté à la Martinique! Tous deux commencent à bien connaître le surf à Tahiti et ils ont repéré des spots pour débuter en toute sécurité pour les copains. On cale donc un jour pour s'initier à ce sport de glisse. Va-t-on retrouver les plaisirs du surf des neiges, le snow-board ou encore ceux du skate-board? Steve est évidemment chaud bouillant pour commencer et les garçons tout autant... Ce matin la météo est radieuse. Les garçons sont prêts aux aurores et nous prenons la direction de Papenoo de l'autre côté de Papeete, près de la plage de la Source. C'est une baie de sable noir idéale pour s'essayer. Plus on avance vers la côte est, plus le ciel est gris et menaçant. Puis c'est la pluie et le vent, genre douche plein air. Ce n'est pas un temps idéal pour une activité extérieure mais ici ce n'est pas un problème. Ça rafraîchit simplement! Sur place, il y a déjà du monde dans l'eau : des surfeurs, des bodyboardeurs, des longboardeurs,... Il ne manque que nous. Olivier prête son surf à Steve et les garçons vont essayer de prendre des vagues avec un bodyboard, aussi appelé Morey Boogie. C'est une planche de mousse rectangulaire sur laquelle on est allongé et on prend (enfin on essaye!) les vagues comme les surfeurs en faisant des figures. Pour se propulser et bien prendre la vague, il faut battre des jambes et ramer avec les bras. On peut aussi mettre des petites palmes. Les gars sont ravis mais ce n'est pas facile. Ils se font souvent balader par les vagues qui ne sont pas grosses mais qui poussent bien. Quand la vague est bien prise, ils reviennent jusqu'au bord. Après il faut remonter les vagues et il n'y a pas de téléski. Il faut crawler et passer sous les vagues sinon c'est l'essoreuse à salade à chaque fois et impossible de s'éloigner du bord pour revenir en glissant. Avec le surf, Steve écoute son professeur particulier. Déjà il faut s'allonger sur la planche et la garder sous le ventre et surtout rester au dessus de la planche. Rigolez, mais ce n'est déjà pas évident! Après il faut crawler et toujours garder la planche sous le ventre, cette fois sans les mains... C'est comme faire du vélo sans les mains : quand tu vois le guidon qui tourne, c'est déjà trop tard et tu sais que tu vas te manger et peut-être bien prendre le guidon dans les dents. Avec le surf, quand il commence à se décaler de ton ventre, dans la fraction de seconde suivante, tu n'es plus sur la planche mais à côté ou en dessous et tu vas peut-être te la prendre dans les dents avec la prochaine vague qui va la faire remonter très vite vers ta figure. C'est d'ailleurs sûrement pour cela que les surfeurs sont debout, c'est pour éloigner la planche de leur sourire éclatant... Olivier aide Steve à se mettre dans les vagues et se faire pousser par celles-ci. Et déjà c'est incroyable de sentir la force des vagues qui poussent littéralement le surf (quand elles sont bien prises évidemment!). L'accélération est assez rapide, ça ressemble aux sensations d'une bonne descente en luge la tête en avant, dans la poudreuse. En fait ça secoue, tu en as plein dans le nez et les yeux (bon d'accord, là c'est de l'eau salée et pas de la neige). Après quelques bonnes glissades allongées, il va falloir se mettre debout, c'est le take-off. Dans le principe, il faut crawler sans perdre la planche pour prendre de la vitesse et la vague puis se relever et lâcher les mains. Autant dire que ce n'est pas facile et qu'il va falloir mouiller le maillot pour que ça rentre! En fait ça tombe bien puisque on est déjà dans l'eau mais en plus la pluie en rajoute un peu en redoublant de débit. N'oublions pas qu'à chaque essai réussi ou non, il faut remonter les vagues. Dans l'idéal, il faut passer la zone où elles déferlent comme cela on peut se laisser flotter et se rapprocher quand on le souhaite du pic de la vague (moment où la vague commence à retomber). Après de nombreux essais, Steve revient au bord pour une petite pause, jouer avec les gars et s'attaquer au bodyboard. Cela va peut-être lui permettre de mieux comprendre le mouvement des vagues et Olivier va pouvoir retrouver Nathan pour une petite session de surf en commun. Le body, c'est plus stable et la prise de vague est plus facile mais de là à faire des figures il va aussi falloir mouiller le maillot avant de faire le fier... En ce qui concerne le body, les garçons s'en donnent à coeur joie. Ils sont tellement légers qu'une simple impulsion d'un adulte à côté suffit pour les mettre sur la vague. Ils s'éclatent et en redemandent. Ils se font bien chahuter par les rouleaux et se marrent vraiment. L'expression d'Émile ce matin est : « C'est trop Cool Cool! ». Parfois c'est trop gloup gloup mais ça ne fait rien, on continue... Ensuite pour le body, c'est Valérie qui va expérimenter en premier cet engin dans la zone de déferlement avec Claudie comme Professeur particulier. Les conseils sont toujours un peu les mêmes, c'est de garder la planche sous le ventre, attendre la vague et avant qu'elle ne retombe, battre des jambes et des bras à fond pour prendre de la vitesse. Grâce aux entrainements de natation avec le bel André à Égreville, les battements de Valérie sont toujours intenses mais pas toujours efficaces. André! Si tu nous lis, ne rigole pas s'il te plait! D'ailleurs il faut absolument que tu viennes donner des cours aux vahinés, nous regardons les offres d'emploi mais pas de poste de MNS en vue, sinon on te fait signe comme promis! Revenons à notre cours de Morey, Claudie en professeur toujours encourageante, cherche la clé de cette énigme et soutient les efforts de Valérie. Après plusieurs prises de vague ratées, tout à coup, sans trop comprendre pourquoi, tu te sens embarquer sur le dos d'une vague, c'est impressionnant et très agréable à la fois. Tu as la sensation de planer tout en prenant de la vitesse, et là tu vois le rivage qui se rapproche très très vite mais heureusement le sable noir est là pour t'arrêter. Parfois il y a des cailloux et là c'est un peu plus douloureux! Dans ce cas là il faut apprendre à maîtriser son engin!!! pour réussir à freiner et s'arrêter avant! Encore merci à Claudie pour cette belle découverte. Après Valérie, c'est au tour de Steve de tenter d'apprivoiser cette planche. Et c'est reparti, il faut remonter les vagues et comme avec le surf c'est le ventre qui tient la planche. Si la pratique est un peu plus simple que celle du surf, il n'en reste pas moins qu'il faut comprendre le mouvement des vagues pour se faire entrainer et là rien n'est gagné. Il faut bien observer les autres personnes et on se rend compte qu'il faut vraiment choisir les vagues. Il faut en laisser beaucoup avant d'être au bon endroit pour se faire emmener et il faut aussi que la vague soit bien formée. Cela fait beaucoup de conditions. À ce petit jeu il faut savoir être patient! Pour finir la matinée, Steve refait un essai avec le surf. Il se sent plus à l'aise pour ramer et remonter les vagues mais cela reste difficile. En ce qui concerne ensuite la glisse sur les vagues et le take-off, il faudra revenir avec le professeur particulier que l'on remercie pour sa patience et le prêt du surf... En attendant les garçons qui ont bien du mal à s'arrêter de surfer, Claudie sort son parapluie pour s'abriter un peu, nous regardons l'horizon et nous voilà parties à chanter: « Quand te reverrai-jeeeeeee, pays merveilleux! » À la fin de cette matinée sportive, que les garçons ont trouvé trop courte, on s'offre une petite bière Tahitienne pour marquer cette découverte sportive. On est toujours sous la pluie, Les débutants que nous sommes, avons la marque des surfeurs sur le ventre (En arrivant à Tahiti, Olivier et Nathan se mettaient des pansements « double peau » sur le ventre pour pouvoir aller surfer tous les jours! Nous n'en sommes pas encore là!), les pieds nus dans la gadoue du parking mais face à la mer. On reviendra dans quelques jours avant la reprise de l'école.... En rentrant à la maison nous faisons la sieste, les garçons se re-regardent un inédit: Ni vu, ni connu!d'Yves Robert avec Louis de Funès et Moustache. Merci à notre Gicé pour ce choix, dont les gags font toujours autant rigoler Émile et Lény! Quelques photos de cet essai et d'un autre plus ensoleillé.
Publié à 18:37, le 22/01/2010, District de Papenoo Mots clefs : { Page précédente } { Page 15 sur 96 } { Page suivante } |
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