Les Baglinus de Lepuy à Papeete pour 2 ans.... | |
Dimanche 10 janvier : Le jardin d'eau de Vaipahi
La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance est le seul remède. (Voltaire) En guise de conclusion de nos grandes vacances de Noël et de début d'année, nous nous décidons à aller au jardin d'eau de Vaipahi et faire une petite randonnée. Les garçons se sont préparés comme de vrais explorateurs : sac à dos, couteaux, talkies-walkies (merci au père Noël des Daniels), boussoles, cartes, jumelles, bouteilles d'eau et Doudous! Le jardin se situe au PK 41 de la côte ouest. En chemin nous passons à Papara et comme d'habitude, il pleut. Le temps n'est guère meilleur à Vaipahi c'est gris mais pour l'instant il ne pleut pas. Le jardin est en bord de route. Ce n'est pas très grand mais c'est très joli. Il y a une grande diversité de plantes, des petites mares avec de magnifiques nénuphars et plusieurs petits bassins rassemblant différents espèces de bambous et papyrus. Les aménagements sont faits en éléments naturels, c'est très joli, les polynésiens sont vraiment doués pour les décors et la mise en valeur de leur patrimoine, dommage qu'ils ne le fassent pas plus souvent! Au fond du jardin d'eau, nous découvrons évidemment: une cascade! Nous faisons le tour assez rapidement car les garçons ont des fourmis dans les jambes. Après avoir jouer à Tarzan sur les lianes d'un grand banian, ils sont prêts à aborder les chemins de randonnée. Au départ des chemins un panneau explicatif nous montre une carte du secteur et nous indique différents parcours avec des temps de parcours de randonnée. Visiblement ce secteur est balisé et c'est assez rare sur Tahiti. Pour une fois les chemins sont accessibles au public sans la nécessité d'un guide ou d'un laisser-passer à demander à la mairie (vallée d'Orofero), à une société des eaux (vallée de la Fataua),... Il y a trois randonnées possible : l'une suit le cours de la rivière, une autre monte sur les crêtes et la troisième se fait aussi sur les crêtes mais est plus grande de 5km. Nous choisissons de faire la plus grande. Le début de la balade commence par une bonne montée avec des grosses marches faites à travers les racines et les pierres. Il y a même des cordes qui servent de mains courantes pour aider à la montée. Le sol est assez humide donc assez glissant. Très rapidement on se retrouve au dessus de la cascade du jardin et on aperçoit entre les arbres le lagon. Il est encore temps de changer de parcours car il y a une bifurcation. Steve va rapidement voir le chemin qui remonte la rivière. Le terrain est très humide avec les pluies qui sont tombées sur ce coin de l'île depuis quelques jours et de nombreuses branches encombrent le passage. Lény, notre aventurier, serait bien attiré par ce parcours un peu chaotique, humide et acrobatique. Mais ce n'est pas du goût d'Émile et de Valérie. Le chemin monte de manière assez pentue, Steve se souvient du trail à Moorea où il a couru dans des chemins similaires et aussi escarpés. Émile commence à se plaindre car c'est trop dur, il a mal aux jambes, il veut faire demi tour... ça part en vrille! Valérie reste avec lui derrière on se donne la main pour s'aider pendant que devant notre cabri et son papounet galopent. Après quelques minutes de forte montée, on arrive sur une crête dans des sapins. On se croirait dans les forêts de résineux avec vue sur la mer de la Corniche Vendéenne ou de la côte Basque mais cette fois avec vue sur le lagon et son bleu caractéristique. Il est temps de faire une pause. Émile a soudainement un regain d'énergie pour faire le pitre sur la table de pique-nique et une petite souris toute étonnée vient même nous rendre visite en venant grignoter les petites miettes que nous laissons tomber de notre ravitaillement. La suite du chemin est moins escarpée et suit une crête plantée de sapins. Le sentier est large et dégagé. Il fait assez frais. Lény ouvre le chemin et voudrait bien marcher plus vite tandis qu'Émile demande déjà « c'est quand qu'on rentre? » et le mal aux jambes revient au devant de la scène. Soudain au milieu du chemin, nous voyons une souris plus très vaillante, voire même dans un état de décomposition assez avancée. C'est l'occasion de faire un peu de bio en observant le squelette de ce rongeur. Ninie, Robin, Flore et autres profs de bio vous auriez pu nous faire un petit cours en direct! Nos minces connaissances dans ce domaine vont plutôt nous inviter à pousser la chansonnette avec le non moins célèbre « hit » de la Souris Verte. Pour Émile, rien de tel pour stimuler la marche et faire passer la distance. Les jambes ne sont plus du tout douloureuses, le chemin n'est plus difficile, la fatigue s'est envolée et le rythme s'accélère... On a bien fait d'insister! Yan-Wu, cité dans l'article du 1er janvier a bien raison, il n'est pas nécessaire de rechercher le silence mais plutôt l'harmonie... de la mélodie de la souris verte! Nous arrivons d'ailleurs au bout de la crête rejoignant le ruisseau qui alimente la cascade du jardin d'eau en contrebas . Nous traversons celui-ci pour aller sur une autre crête et entreprendre la descente tout en musique. La descente se fait dans une végétation un peu plus locale : myconia, mape, fougères qui se déroulent et s'enroulent comme des ressorts (c'est le grand jeu d'Émile!), faux caféier, parau... Niveau musique, la souris verte commence à tourner en rond dans l'herbe, mais la créativité d'Émile et de Valérie est sans limites pour trouver des endroits où cacher cette fameuse souris. Voyez vous-même : Une souris verte qui courait dans l'herbe, Je l'attrape par la queue, je la montre à ces messieurs. Ces messieurs me disent : « trempez-la dans l'huile, trempez-la dans l'eau, ça fera une escargot tout chaud! » Je la mets dans mon tiroir, elle me dit qu'il fait trop noir. Je la mets dans mon chapeau, elle me dit qu'il fait trop chaud. Je la mets dans mon carquois, elle me dit qu'il fait trop froid. Je la mets dans ma chaussure, elle me dit que c'est trop dur. Je la mets dans ma p'tite poche, elle me dit que c'est trop moche! » Je la mets sous ma casquette, elle me dit que c'est trop chouette. J'la mets dans mon maillot de bain, elle me dit qu'elle a trop faim. Je la mets dans mon caleçon, elle me dit « beurk, ça sent pas bon ». J'la met dans mon sac à dos, elle me dit : « J'veux faire dodo! » Je la mets dans mes chaussettes, elle me dit : « Pouah, ça fouette! » Je la mets dans mon cartable, elle me dit : « Révise tes tables... » (la spéciale Lény!) Je la mets avec mes billes, elle me dit : « Eh! J'suis pas Picbille! » (la spéciale Émile) Je la mets dans mon marcel, elle me dit : « Va faire la vaisselle! » ( la spéciale Papa!) Je l'emmène à Tahiti, elle me dit : « Waouh, les beaux titis! » (la spéciale Maman) Je la met au fond de ma botte, elle me dit : « J'suis pas une chochotte! » Je la mets dans ma culotte, elle me fais trois petites crottes...
Et attention suivez-bien les paroles si vous chantez, sinon Émile vous fera reprendre depuis le début car sinon « ça fait trop ridicule! », c'est son expression du moment! La chanson est aussi mimée par notre artiste et sa maman, du coup on avance sans s'en rendre compte, concentrés sur nos paroles et nos mimes. Finalement on arrive au bout de cette rando avec une superbe vue sur Tahiti Iti. La descente jusqu'au jardin se fait de nouveau avec des cordes pour éviter les glissades. Nos petits aventuriers se régalent. Cet après-midi, sieste, lagon et apéro avant la reprise de l'école demain....
Publié à 11:09, le 31/01/2010, vaipahi Mots clefs : { Page précédente } { Page 14 sur 96 } { Page suivante } |
Qui suis-je ?Qui suis-je ? Mon itinéraire Livre d'or Archives Amis Album photos Mes albumsLa carte des lieux visitésRubriquesDerniers articlesMercredi 17 février : La FautauaDimanche 14 février : Nouvel an chinois et Saint Valentin Samedi 13 février : La nuit et le petit déj sur la plage Vendredi 12 février : Un fare sur la plage pour les Robinsons Vendredi 5 février : Écoles toujours fermées! Sites favorisAmis |